IV Conclusion

En conclusion, nous pouvons dire que les représentations du culte du corps en France dans les années 2000 sont à la fois physiques mais aussi psychologique. D’une part, physique, avec l’idéal féminin que l’on peut voir notamment dans les domaines du cinéma ou de la publicité, avec toutes ces femmes qui veulent être de plus en plus minces de plus en plus belles en passant par différents moyens comme les produits minceurs ou anti-âge. D’autre part, psychologique, de par les excès qui mènent au narcissisme ou à l’importance de l’image dans le monde du travail.

Dans le journal Le Grand Soir du 24 février 2003, on affirme que « les mannequins des vitrines de magasins étaient de vraies femmes, leurs hanches seraient trop étroites pour avoir des enfants. Si la poupée Barbie était une vraie femme, elle ne pourrait que marcher à quatre pattes car, avec ses proportions, elle ne pourrait pas se tenir droite ni debout. De plus, « il existe dans le monde 3 milliards de femmes et seulement  8  qui sont des "super top-modèles". La femme moyenne pèse environ 66 kilos. Il y a 20 ans, les top-modèles pesaient  8 kilos de moins que la femme moyenne. Aujourd'hui, elles pèsent 23 kilos de moins »Si la beauté a évolué au fil des siècles et était différente à travers les civilisations, aujourd'hui avec les médias, elle devient universelle et stéréotypée. L'apparence a toujours eut une part importante dans la société. C'est la première information que l'on a d'une personne. De ce fait, on juge les gens en fonction de leur apparence. Mais comme le dit le proverbe, « l'habit ne fait pas le moine». On peut qualifier les femmes de la publicité avec cet autre proverbe " les apparences sont parfois trompeuses". Et quelles apparences ! Cette élite de femmes superficielles et presque virtuelles dicte le mode de conduite de millions d'autres femmes dans le monde. A travers la publicité diffusée à la télévision et dans les magazines, on nous assomme, on nous "bourre le crâne" avec un modèle de beauté parfaitement inaccessible. Un chercheur autrichien a fabriqué une image de synthèse à partir du visage et du corps des femmes américaines (noires et blanches) et japonaises. Puis il a présenté à un jury représentatif cette photo ainsi que celles qu'il avait utilisées pour la faire. Curieusement, c'est cette « femme » là qui a été considéré comme la plus belle, cette synthèse de toutes les autres. N'est-ce pas la preuve que la beauté suprême est inaccessible et universelle ?

 

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